15/01/2026
LE FRELON À PATTES JAUNES (OU ASIATIQUE )
CE QU'IL FAUT SAVOIR
Depuis quelques années, le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina), originaire d’Asie, est apparu dans notre région où il est partout présent. Son éradication est donc impossible.
L’espèce est classée par les autorités française et européenne comme Espèce Exotique Envahissante (EEE).
Malgré sa réputation sulfureuse, elle n’est pas un danger sanitaire pour l’Homme
(pas plus que les autres guêpes et frelons locaux), mais son impact négatif porte principalement :
- sur la prédation des abeilles domestiques que les frelons tuent
- les productions apicoles
- dans une bien moindre mesure, sur la biodiversité locale.
Comment reconnaître le frelon à pattes jaunes ?
Le frelon à pattes jaunes fait partie de l’ordre des Hyménoptères (insecte à ailes membraneuses) comme les abeilles, les bourdons, les guêpes, les fourmis…. Tous ces insectes vivent en groupes sociaux et portent un aiguillon.
On le distingue du frelon européen par son corps brun foncé. Sa tête et une bande abdominale sont orangées.
Il tire son nom de l’extrémité de ses pattes qui est bien jaune.
Un cycle de vie annuel
Le frelon à pattes jaunes vit selon un cycle annuel spécifique, présentant une phase sociale très prolifique en fin d’été et début d’automne.
Son activité est exclusivement diurne (actif dans la journée). Il n’occupe son nid qu’une seule saison.
Le nid des frelons à pattes jaunes n’abrite plus d’activité à partir de la mi-novembre.
Comment reconnaître les nids ?
Le nid primaire : A la fin de l’hiver et tout début de printemps, les reines fondatrices fécondées l’année précédente sortent de leur hibernation et de leurs cachettes individuelles et cherchent un endroit propice pour construire leur nid primaire. Ces nids, de petite taille (souvent pas plus gros qu’un ballon de football), sont généralement installés dans des endroits abrités et à faible hauteur : abris de jardin, cabanons, garages, auvents, buissons denses, ronciers ou même sous les toits. La reine y pond ses premiers œufs et élève seule la première génération d’ouvrières.
Le nid secondaire : Pendant l’été, la colonie, devenue trop grande pour le nid primaire, déménage et construit un nid secondaire. Ils sont généralement beaucoup plus imposants (pouvant atteindre 60 à 80 cm de diamètre) et sont presque systématiquement situés en hauteur, dans les arbres. L’ouverture du nid est latérale. On aperçoit ce nid secondaire au début de l’automne, au moment de la chute des feuilles.
Vous avez repéré un nid : que faire ?
!!! Ne jamais tenter de détruire le nid pas vos propres moyens !
Contactez la police municipale (en mairie) , qui tient un registre des signalements
- en composant le 03 20 63 11 89
- en envoyant un message à police-municipale@quesnoysurdeule.fr (joindre si possible, des photos en plan large et rapproché sans prendre de risque)
Toute intervention de destruction de nid doit être mis en œuvre par un professionnel agréé, dont une liste pourra vous être communiquée.
Les nids repérés entre novembre et mi-février ne nécessitent pas d’intervention car les frelons les occupants sont morts et les nids sont vides de reines fondatrices.
En dehors de cette période :
- Si le nid se trouve sur le domaine public (dans une rue fréquenté, sur un abri bus, dans une cour d’école, ...) , la commune organisera la destruction du nid.
- S’il se trouve sur un terrain privé,la décision d’intervention dépendra du propriétaire ou du bailleur. Il n’y a pas d’obligation de lutte ou de destruction sur les parcelles privées. Il est par ailleurs interdit de pénétrer sur les terrains privés.
En résumé
Un nid doit être détruit par un professionnel agréé :
s’il est situé sur un espace public ou un bâtiment public fréquenté (parc public, jardin public, cours et bâtiments d’école, ...) ,
s’il se trouve sur votre parcelle et que vous savez que vous êtes allergique aux piqûres d’hyménoptères,
si vous pratiquez l’apiculture,
si vous le désirez.
Les nids situés en secteurs éloignées d’activité collectives et sans dangers particuliers ne sont pas prioritaires quant à leur destruction.
Compléments d'info
D’après le Muséum National d’Histoire Naturelle, « Les frelons à pattes jaunes ne sont pas agressifs et il est possible d’observer leur nid à 4 ou 5 m de distance sans risque. Les rares personnes piquées l’ont été en tentant de détruire un nid ou en touchant une ouvrière par inadvertance.
La piqûre, si elle est douloureuse, n’est pas plus dangereuse que celle d’une guêpe ou d’une abeille mais les personnes allergiques au venin d’Hyménoptères doivent bien sûr rester très prudentes. »
Avant toute opération de jardinage, vérifiez qu’un nid n’est pas installé dans un buisson ou une haie.
Si vous observez un va-et-vient de frelons, cela signifie qu’il y a un nid dans un rayon de 2 km.
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